Protection famille
Cyberharcèlement : reconnaître et agir
Le cyberharcèlement des particuliers a bondi de +138 % en 2025. Insultes répétées, photos détournées, exclusion, menaces — c'est une infraction pénale grave. Voici comment documenter, signaler et obtenir de l'aide.
Comment savoir si vous êtes concerné(e)
- ! Messages haineux, insultes ou menaces répétés sur les réseaux sociaux, messageries (DM Instagram, Snapchat, WhatsApp, jeux en ligne).
- ! Diffusion de rumeurs, photos détournées, montages dégradants.
- ! Exclusion d'un groupe de classe, équipe sportive, raid coordonné par plusieurs comptes.
- ! Création de faux profils à votre nom ou au nom de votre enfant.
- ! Symptômes chez les jeunes : repli, baisse scolaire, refus du téléphone, troubles du sommeil.
Premiers gestes à faire vous-même, immédiatement
- 1 Conservez TOUTES les preuves : captures d'écran datées, captures du profil de l'agresseur, URLs.
- 2 Signalez sur la plateforme concernée (chaque réseau a un parcours de signalement urgent en cas de harcèlement).
- 3 Pour les mineurs : appelez le 3018, numéro national gratuit contre les violences numériques. Joignable 7j/7.
- 4 Signalez sur la plateforme PHAROS (signalement-formulaire.pharos.interieur.gouv.fr) ou via 17cyber.gouv.fr.
- 5 Déposez plainte au commissariat. Le cyberharcèlement est puni jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende (Code pénal, art. 222-33-2-2).
Ce que nous faisons concrètement pour vous
- Aide à la constitution du dossier preuves : captures horodatées, structuration chronologique, identification des comptes agresseurs.
- Accompagnement au signalement multi-canaux (plateforme, 3018, PHAROS, plainte).
- Conseils sur la communication scolaire (référent harcèlement collège, rectorat, médecin scolaire) si l'agresseur est camarade de classe.
- Sécurisation des comptes de la victime (paramètres de confidentialité, blocage, désactivation temporaire si besoin).
- Mise en relation avec France Victimes pour le soutien juridique et psychologique gratuit.
- Si la victime est mineure : conversation pédagogique avec elle et avec les parents pour reconstruire le cadre numérique sans punir l'enfant.
Questions fréquentes
La police me dit "c’est compliqué à poursuivre, on ne peut rien faire". Que faire ?
C'est malheureusement une réponse encore entendue. Vous avez le droit d'insister, de demander un OPJ (officier de police judiciaire) spécialisé, ou de déposer plainte directement auprès du procureur (par lettre recommandée). Vous pouvez aussi solliciter France Victimes 72 ou un avocat. Un dossier solide (preuves bien constituées) change la donne.
Mon enfant ne veut pas qu'on en parle au collège. Comment faire ?
C’est une réaction fréquente — peur de l’escalade ou de la stigmatisation. À court terme : sécurisez ses comptes, soutenez-le. À moyen terme : un dialogue avec le référent harcèlement du collège est souvent indispensable, mais en respectant le rythme de l’enfant. Le 3018 propose un accompagnement neutre pour aider à cette conversation.
Quels recours si je suis victime adulte (collègue, ex, voisin) ?
Mêmes outils : preuves, signalement plateforme, PHAROS, plainte. Code pénal art. 222-33-2-2 vous protège. Une ordonnance de protection est possible en urgence. Si harcèlement par un ex : associations comme Solidarité Femmes ou France Victimes accompagnent.